L’alcool : l’indispensable des étudiants ?

Quand on pense guindaille, on pense alcool. Et pour certains, une soirée sans boire semble aussi improbable qu’un blocus avec dix heures de sommeil. Mais la vraie question demeure : l’alcool est-il réellement l’ingrédient magique pour une soirée du tonnerre ou peut-on tout aussi bien s’amuser sans ?

La ville étudiante de Louvain-la-Neuve tire sa réputation de son atmosphère unique, et en particulier de son ambiance festive. Et pour beaucoup, fête et guindaille sont synonymes d’alcool et surtout de bière. Un verre pour se détendre, un autre pour se lâcher, encore un pour trinquer avec son pote, et un dernier pour prolonger la nuit. Pourtant, même si ce rituel semble incontournable pour la plupart des étudiants, d’autres prouvent qu’on peut tout autant s’amuser avec un simple verre d’eau.

Le mythe du « tout le monde boit »

Comme dans de nombreuses villes étudiantes, à Louvain, l’alcool est omniprésent à chaque soirée. Presque un passage obligatoire pour faire partie de l’ambiance, l’alcool peut vite devenir une source de pression sociale. Le mythe du « tout le monde boit et donc pourquoi pas moi ? » est bien connu. Quand on cherche à s’intégrer ou à se fondre dans la masse, on se sent vite obligé d’accepter le verre de bière qu’on nous tend et de boire avec le reste de notre groupe. Accepter ce verre est une solution facile pour éviter les questions, le jugement et surtout, pour s’adapter à ce que l’on pense être la norme.

Mais en réalité, ce mythe n’est qu’une illusion. Outre le fait que de plus en plus d’étudiants décident de réduire voire d’arrêter totalement leur consommation d’alcool, personne ne prête réellement attention à ce qui se trouve dans nos verres. La pression que l’on ressent vient souvent de nous-mêmes et non des autres. En vérité, la majorité des étudiants sont plus concentrés sur leur propre soirée que sur celle des autres.

Grand le soir, grand le matin

Si on cède à la tentation quand même, autant se préparer à affronter les conséquences. Comme le dit le diction « Grand le soir, grand le matin », traduit pour les étudiants par « Grand en guindaille, grand en cours le lendemain ». On le sait, une soirée bien arrosée peut vite laisser des traces. Du mal de tête au réveil intense, en passant par le vomissement, voilà ce qui attend ceux qui ne savent pas s’arrêter à temps. Enchaîner les verres sans pause, c’est garantir un lendemain compliqué. Et ce n’est pas la grande barquette de frites à trois heures du matin qui remédiera à tout ça. La vraie solution reste donc d’espacer ses verres, de savoir dire stop, et même d’alterner avec un ou deux verres d’eau.

Et l’eau ?

Opter pour l’eau est un choix plus avantageux qu’on ne le pense. Déjà, en soirée, c’est gratuit (et en tant qu’étudiant, à la fin du mois, ça compte). Puis c’est l’assurance d’un réveil avec des souvenirs plein la tête. Certes, la fatigue monte plus vite, mais après une bonne soirée et une bonne nuit, on est prêt à affronter le CM matinal.

Alors, alcool ou pas, l’essentiel reste de passer une bonne soirée, sans pression et sans oublier qu’il y a des solutions alternatives. Et puis, on n’oublie pas de boire avec modération ! (D’ailleurs, c’est qui Modération ?)

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